ACTUALITES 2018

Don de jouets

Il joue aujourd’hui au CF Valence, mais au début de sa carrière, Geoffrey Kondogbia a joué au RC Lens, au FC Séville, à l’AS Monaco et enfin à l’Inter de Milan.

Il a gardé de solides attaches avec sa région, à tel point qu’il a souhaité offrir de nombreux cadeaux aux jeunes de l’établissement.

C’est le lundi 31 Décembre dernier, les bras chargés, que sa compagne Morgane Martin est venue déposer de nombreux cadeaux pour le bonheur de Rose, Zoé et Antoine présents pour l’occasion. Un goûter a ensuite été organisé à la Maison de la Petite Enfance où ont pu avec joie ouvrir les cadeaux. Les sourires et les étoiles dans les yeux nous laissent sans aucun doute croire que cet après-midi a rendus heureux
petits et grands.

Grâce à son association « Kinsan » qu’il a créée en 2016, G. Kondogbia « souhaite simplement donner à la jeunesse la possibilité de vivre des rêves et apporter de l’espoir et du courage à ceux qui en ont besoin ».

Nous remercions très chaleureusement Geoffrey Kondogbia et sa compagne pour ce geste remarquable.

AR

Le Conseil de Vie Sociale

La participation des usagers a été instituée par la Loi 2002-2 rénovant l’action sociale et médico-sociale : le Conseil de Vie Sociale (C.V.S) en est une des modalités, le questionnaire de satisfaction, par exemple, en constitue une autre.

Instauré par le décret du 2 novembre 2005, le Conseil de Vie Sociale constitue une instance consultative obligatoire. Il se compose d’un collège d’élus par les usagers, de représentants des familles, du personnel et de la direction. Le CVS donne son avis et peut faire des propositions sur toutes les questions relatives au « fonctionnement de l’établissement », c’est-à-dire l’organisation intérieure et la vie quotidienne, les activités, l’animation de la vie de l’établissement et les mesures prises pour favoriser les relations entre les participants, les modifications dans les conditions de prise en charge, etc. 

Il est aussi consulté, notamment sur l’élaboration et modification du projet d’établissement, le règlement de fonctionnement, le contrat de séjour, l’évaluation interne et externe.

Toutefois, la mise en place d’un CVS dans un établissement social ou médicosocial peut s’avérer plus ou moins ardue en fonction des spécificités propres à chaque établissement. Par exemple, le caractère judiciaire des placements, et par extension leur nature contrainte, ne facilitent pas la participation des parents. Les tentatives passées ont montré qu’il n’était pas évident de les mobiliser. Il en va de même pour les enfants et les adolescents. La variabilité de la durée du placement, l’acceptation relative de cette décision judiciaire, les problématiques épineuses sont autant de freins à la participation et à la représentation. 

Dans tous les cas, ces difficultés ne doivent pas altérer nos intentions d’instaurer la participation des usagers à la vie de nos services. Le CVS et son esprit offrent la possibilité d’un terreau à l’exercice démocratique et par extension au devenir citoyen des enfants et des adolescents que nous accompagnons. La participation des usagers peut prendre d’autres formes qu’un conseil au cadre législatif rigide. Il convient d’être disruptif et d’adapter le CVS à la réalité de nos services pour le rendre pertinent et attractif.

Il faut décliner et multiplier les « réunions de jeunes » dans les unités de vie, reprendre les réunions de délégués au niveau des MEA et pourquoi pas imaginer une instance au niveau des Pôles voire de l’Établissement ? 

Les valeurs à l’égard des personnes accompagnées mises en exergue lors de la dernière assemblée générale et les chantiers qui s’ouvrent à nous (accession à l’autonomie, etc.) nous invitent à y songer sérieusement pour l’avenir et à instaurer cette participation effective et représentative dans la déclinaison de nos projets de services.

DL

Allo l’EPDEF...vous avez de la place ?

Et bien non, comme d’autres opérateurs départementaux, l’EPDEF peine à offrir « une place » à un enfant ou à un adolescent qui en a besoin pour construire un véritable projet d’accompagnement.

Les équipes éducatives, les enfants et adolescents accueillis sur les unités de vie sont fortement impactés par des « entrées » et des « sorties » dites de relais… qui souvent perdurent dans le temps faute de solution pérenne, au regard de la forte tension sur l’offre des places d’accueil au niveau départemental. 

Face à ce constat, la DEF a sollicité la contribution des différents opérateurs dans le courant de l’été 2018. L’EPDEF s’est positionné pour procéder à une extension de 15 places en appartements et studios, projet rapidement validé. Au regard de la demande urgente, il est apparu que cette extension pourrait se réaliser sur un dispositif « appartements » avec des coûts raisonnables, et que cela correspondait à la démarche entamée par la réécriture du projet d’établissement et du projet du Pôle Hébergement et Accompagnement Familial sur la réflexion de l’autonomie des adolescents. 

La démarche auprès de « Pas de Calais Habitat » a reçu un accueil favorable et a permis la mise à disposition de l’EPDEF de 6 appartements et d’une maison sur la commune de Liévin, sous la forme d’un loyer mensuel. Les appartements permettent d’accueillir chacun 2 jeunes, la maison permet d’accueillir 3 jeunes et offrira également l’espace nécessaire pour organiser un éventuel repli des appartements ainsi qu’un espace d’évaluation des compétences requises pour vivre en autonomie.

Parallèlement, l’équipe éducative composée de 5 éducateurs et de 2 « veilleurs de nuit » a été constituée. Un(e) psychologue à mi-temps est en cours de recrutement. La volonté de l’EPDEF, de constituer une équipe pluridisciplinaire renforcée, réside dans le fait que ce dispositif accueille des mineurs, parfois « hors normes » avec une prise de risque du fait de leur situation particulière. Les logements sont fonctionnels et équipés de manière à répondre aux besoins fondamentaux des jeunes accueillis.

L’un des objectifs est que les jeunes participent au fur et à mesure à l’achat de leur propre équipement au prorata de leurs revenus, afin qu’au moment de leur départ ils aient constitué tout ou partie du nécessaire pour leur installation. L’EPDEF a ainsi répondu à la sollicitation du Service Enfance Famille de manière rapide grâce à la mobilisation de l’ensemble des professionnels investis pour ce dispositif, il est important de le souligner.

Les places libérées sur les unités de vie par les jeunes en capacité d’intégrer le dispositif « appartements » sont donc compensées par des adolescents pour lesquels il était urgent de procéder à leur accueil… avec l’objectif d’élaborer très vite un projet d’accompagnement. C’est une exigence de notre part. 

Ainsi, Mamadou et Dimitri ont emménagé le 17 novembre dans l’un des appartements et ont découvert en compagnie de Tony, éducateur, les joies de faire les premières courses et de se rendre compte que l’on ne peut pas acheter que des produits de marque pour tenir le budget alloué !

L’EPDEF prend un nouveau virage et évolue dans son offre de service

L’Établissement Public Départemental de l’Enfance et de la Famille (EPDEF) était réuni le vendredi 16 novembre dernier en assemblée générale extraordinaire. 

L’évènement était de taille : il s’agissait de célébrer le lancement d’une série d’évolutions institutionnelles d’ampleur, portée par son nouveau projet d’établissement. 

Comme l’a précisé Evelyne Nachel, conseillère départementale et présidente du conseil d’administration de l’EPDEF, « les enjeux auxquels est confronté l’établissement sont nombreux et complexes. Notre projet porte l’ambition d’y apporter des réponses précises, pragmatiques et inventives. » 

Au terme d’une démarche construite avec la participation massive de ses salariés et en collaboration avec la collectivité départementale et la Protection Judiciaire de la Jeunesse, un plan contenant une vingtaine d’actions structurelles a été adopté. Celles-ci portent autant sur la rénovation de l’organisation générale de l’établissement (gouvernance, ressources humaines, communication, gestion…) que sur l’évolution de son offre de service.

Sur ce dernier aspect, comme l’a souligné François NOËL, directeur général, « l’EPDEF se veut porteur de solutions face aux défis, y compris les plus délicats, auxquels est confrontée l’Action sociale en faveur de l’enfance et de la famille dans le département ». Il est vrai qu’en ce domaine, le constat est fait d’un nombre grandissant de familles en difficulté et d’enfants nécessitant un accompagnement ou une prise en charge. Par ailleurs, l’accroissement des situations dites « complexes » impacte fortement les dispositifs de protection de l’enfance et mobilise particulièrement les services de l’EPDEF. Parmi ses axes de développement, l’établissement public souhaite agir davantage sur les facteurs de risque pour mieux prévenir les situations de danger pour l’enfant. Il se propose également d’étendre la capacité d’action de ses services intervenant au domicile des familles. L’EPDEF s’est également fixé comme priorité d’améliorer et de diversifier les réponses offertes aux enfants et adolescents nécessitant un accueil avec hébergement (placement). 

En point d’orgue d’une assemblée générale où la dynamique institutionnelle était particulièrement perceptible, un nouveau logo a été dévoilé. Symbole d’une philosophie institutionnelle renouvelée, celui-ci s’accompagne d’une base line traduisant un positionnement simple et clair : « l’enfant d’abord ».

FN

Extension du DAF et AEMO

Au regard de la tension de l’offre d’accueil, du nombre croissant d’Ordonnance de Placement Provisoire non exécutées, et des listes d’attente importantes en AEMO, la direction de l’EPDEF a proposé l’extension de sa capacité autorisée à + 100 mesures. La Direction Enfance Famille, dans à la suite de l’adoption récente d’un plan d’urgence, a validé cette proposition.

De même, dans le cadre d’une réflexion portant sur les DMAD-DARF, l’EPDEF s’est positionné pour étendre la capacité autorisée du DAF, laquelle a été porté à + 14 places. Ainsi, un recensement des besoins a été organisé afin d’identifier les enfants accueillis en établissement qui pourraient bénéficier d’une prise en charge dans le cadre d’un Dispositif d’Accompagnement au Retour en Famille.

Un groupe de travail s’est alors mis en place avec l’ensemble des opérateurs et les services de l’Aide Sociale à l’Enfance pour prioriser les situations et organiser les orientations au DARF pendant l’été
afin de répondre aux projets de retour en famille mais aussi de libérer des lits dans les structures d’accueil. 14 places de DARF ont, de ce fait, été attribuées à l’EPDEF amenant la capacité de prise en charge du DAF à 96 mineurs et nécessitant la création de deux postes supplémentaires d’assistants socio-éducatifs ainsi qu’un poste de chef de service. L’équipe a dû faire preuve de réactivité et s’est montrée particulièrement dynamique et positive dans la réorganisation du service afin d’accueillir leurs nouveaux collègues dans de bonnes conditions malgré les contraintes d’espace et de temps. Des recherches de nouveaux locaux sont actuellement en cours.

Dans ce même contexte, en novembre 2018, 200 mesures d’AEMO supplémentaires, dont 100 à l’EPDEF, sont accordées de manière temporaire afin de résorber les mesures en attente. L’objectif est bien d’éviter des placements liés à un délai important de prise en charge en milieu ouvert, entraînant la dégradation des situations familiales et leur aggravation. A partir des listes d’attente nominatives,
chaque secteur ASE a établi la liste des situations prioritaires sur la base de critères définis (jeunes enfants, motifs ayant conduit à l’AEMO, placements antérieurs, grande fratrie...).

Des comités de suivi territoriaux ont été organisés mi-décembre afin, d’une part, de réguler ces mesures et cibler le plus précisément possible les situations prioritaires et d’autre part, de suivre les effets sur la durée des mesures. Ainsi, trois postes d’assistants socioéducatifs et un quart temps de psychologue ont été alloués. 

FV